fbpx
Fermer
Fermer
Retour
Actualités

Comment réussir son livestream

La newsletter des artistes n°48 - juillet 2021

Mélangeant le direct et le streaming, le livestream a explosé avec les différents confinements. Cette manière de partager le spectacle vivant fait partie des nouveaux usages : nous vous donnons les clés pour en maîtriser les codes !

Il n’y a pas que Netflix qui a profité de la crise sanitaire. Le vide laissé par les annulations de spectacles a donné un coup de fouet au livestream. Et les chiffres affichés par les plateformes montrent que ce n’est pas un simple effet de mode. Sur Twitch, par exemple, le visionnage de la catégorie « Music & Performing Arts » est passé de 3,6 à 17,6 millions d’heures en un an. Quant aux utilisateurs du site Bandsintown, ils sont 73 % à avoir déjà vu un livestream et à se dire prêts à continuer. En parallèle des tournées classiques, le virtuel pourrait donc s’affirmer comme une offre complémentaire et un moyen d’entretenir la proximité avec sa communauté. Raison de plus pour bien comprendre son fonctionnement. Voici notre guide pour vous y retrouver.

Ça se passe chez qui ?

Le livestream n’est pas l’apanage des géants du web que sont Facebook, Instagram, YouTube ou encore Twitch. Depuis quelques années, d’autres plateformes sont apparues, avec des modèles économiques variés. Certaines proposent un système de billetterie électronique  (Bandcamp live, Recithall), d’autres ont mis en place un abonnement mensuel ou à l’année (Patreon, Opsis TV).

Guide de survie pour réaliser un livestream

Réaliser un livestream « DIY » (do it yourself/faites le vous-même) avec une webcam dans votre salon, c’est possible, simple, mais ce n’est pas recommandé. Pour ne pas faire fuir les internautes, mieux vaut miser sur la qualité. Voici une checklist simple et efficace :

  • Un appareil de prise de vue : une caméra reste l’idéal, mais un bon smartphone peut faire l’affaire si vous souhaitez réaliser un livestream dans un format court. Sinon, vous serez limités en stockage, sans parler de la batterie.
  • Un appareil de prise de son indépendant de votre caméra : crucial, car les micros intégrés aux caméras et aux smartphones ne fourniront jamais un vrai son de qualité.
  • Une (bonne) connexion internet : préférez le filaire au Wifi, si vous êtes chez vous. Si vous êtes dans un autre lieu, vérifiez bien la qualité du signal, histoire d’éviter les coupures.
  • Un encodeur vidéo : il s’agit d’une appli web/mobile ou d’un terminal externe qui permet de mélanger les différentes sources (caméra, micro, etc.) et de les convertir en un flux diffusable sur internet. L’application gratuite la plus utilisée est Open Broadcaster Service. Et quand c’est gratuit, c’est dans mes prix !
  • Un ordinateur qui relie et pilote tous ces éléments.

Durée, bug, replay : ce qu’il faut savoir

De manière générale, les plateformes n’ont plus de contraintes en termes de temps. Instagram, qui limitait encore la durée de ses live à une heure, est passé à quatre aujourd’hui. Quel que soit le diffuseur choisi, c’est donc vous qui fixez la limite et devez adapter votre performance à vos conditions de prod. Un solo intimiste, par exemple, ce n’est pas un méga show sur scène. Une demi-heure suffit largement.

En virtuel comme en réel, le succès d’une performance tient à sa bonne préparation. La clé est donc de tester votre live avant le jour « J ». Sur Youtube, il vous suffit d’utiliser la fonction d’enregistrement en privé pour que la vidéo ne soit vue par personne. Pour une première, c’est un bon moyen de vous rôder sur le format, de visualiser le rendu sur la plateforme et de régler les bugs qui peuvent survenir, notamment au niveau de la connexion internet.

Enregistrer votre performance peut aussi avoir un intérêt en termes de diffusion. Vous pouvez ainsi retransmettre un événement que vous aurez, au préalable, enregistré. Le hic, dans ce cas, c’est que vous ne pourrez pas interagir avec votre public, ce qui est l’intérêt d’un « vrai » livestream. Enfin, l’enregistrement en direct permet de proposer un replay à ceux qui n’auraient pas pu le suivre.

Crosspostage, partenariat et communication

Si vous vous intéressez au livestream, vous avez forcément entendu parler de « crosspostage ». Non, ce n’est pas une variante du cross-fit, mais c’est un bon moyen de muscler votre visibilité en proposant un live sur plusieurs plateformes en même temps (ou sur différentes pages de la même plateforme). Sur Facebook, par exemple, il vous suffit simplement de sélectionner l’option « crosspostage » et d’entrer l’URL des pages concernées. Entre des plateformes différentes, il faudra avoir recours à un outil comme Restream. Dans tous les cas, c’est un vrai accélérateur d’audience, et c’est le truc qui paye lorsque vous avez noué des partenariats avec des marques ou des médias qui sont susceptibles de codiffuser votre événement sur leur page.

Vous avez choisi votre matériel, testé votre set, évalué la/les plateformes qui vont diffuser votre livestream et établir des partenariats ? Il ne reste plus qu’à choisir la date et à l’annoncer. Sur ce point, il n’y a pas de recette magique, mais au mois quelques bons ingrédients : cibler un horaire où votre communauté est disponible (idéalement entre la fin de journée et le début de soirée) et voir ce qui convient à vos éventuels partenaires.

Vient ensuite le temps de communiquer. Certains diffuseurs (Bandcamp live, Patreon) peuvent vous épauler pour faire la pub de votre livestream. Avec d’autres, c’est à vous de faire le boulot. C’est le cas, par exemple, de Recithall qui, s’il est gratuit pour l’artiste, lui laisse par contre la charge de communiquer sur la date de diffusion. Dans ce cas, la meilleure solution est de l’annoncer sur tous vos supports (réseaux sociaux, site web, etc.) puis d’augmenter la fréquence des relances au fur et à mesure que l’évènement approche. Dans la dernière semaine, vous pouvez relancer tous les jours, comme un compte à rebours, l’essentiel étant que chaque nouvelle annonce soit différente. Rien de tel que de varier les formats : bande-annonce, visuel, vidéo adressée aux fans… Quand il s’agit de faire de votre livestream un succès, tous les moyens sont bons !

 

En savoir +  : Etat des lieux exploratoire du livestream musical – Etude du Centre national de la musique – février 2021

 

 

Retour en Haut