Fermer
Fermer
Retour

Talents Adami Jazz

Initiée en biennale en 2011, l’Adami renouvelle son opération Talents Adami Jazz. Cette nouvelle édition propose à un(e) jeune artiste de jazz de collaborer avec un(e) artiste de renommée mondiale de son choix en vue d’un concert qui sera diffusé dans les festivals partenaires : Jazz à Vienne, Jazz sous les Pommiers, Bratislava Jazz Days, etc…

Réuni fin novembre, le jury, composé de programmateurs des festivals partenaires et de l’Adami, a sélectionné le projet de Paul Jarret parmi les 35 projets déposés.

L’enveloppe financière de 25 000 € lui permettra de financer les salaires pour les répétitions, le transport, l’hébergement, les défraiements, la location d’un studio, etc. L’Adami prend ensuite en charge la diffusion et la promotion en partenariat avec les festivals.

Ghost songs
Le projet

« Quand j’ai commencé à m’intéresser au jazz, à l’aube des années 2000 vers mes 16-17 ans, je fréquentais assidûment la médiathèque musicale de mon quartier pour « piller » le rayon jazz, en empruntant des disques de manière totalement aléatoire. Grâce à cette méthode, j’ai pu découvrir autant d’artistes américains incontournables que d’obscurs musiciens français méconnus.

Je me souviens avoir emprunté un jour un disque de Jim Black AlasNoAxis, simplement parce que la pochette était originale et belle… et il s’est avéré que ce disque m’a profondément marqué. Un mélange sans concession d’un jazz libertaire, aux sons rock, grunge qui avaient jusque-là construit le musicien en herbe que j’étais. Tout cela fait avec, ce que j’identifierai plus tard comme une intelligence, un sens du son de groupe et une originalité hors du commun. À ce moment-là, j’étais bien incapable de mettre ces mots sur cette musique, qui m’a simplement ému et montré qu’on pouvait, sans aucun complexe, faire du jazz avec les sons du rock d’aujourd’hui.

Je suis persuadé que cet emprunt à la médiathèque a été décisif dans mes choix musicaux et ma manière de construire ma musique. J’ai continué de suivre avec passion les différents groupes de Jim Black jusqu’à aujourd’hui, en allant l’écouter en concert dès que l’occasion se présentait. C’est dans cette relation de naïve et sincère admiration que j’ai toujours eue pour lui, que l’idée de jouer avec lui un jour ne m’avait jamais effleuré l’esprit. C’était tout simplement inimaginable, car il appartenait pour moi à une autre sphère, une autre strate de la musique que je ne concevais pas de fusionner avec la mienne un jour.

En prenant connaissance de la nouvelle formule de Talents Adami Jazz, je me suis demandé : avec quel musicien n’ai-je jamais pu rêver de me produire sur scène un jour ? ».

Paul Jarret

 

Retour en Haut