| Glossaire |
L’artiste-interprète bénéficie de deux types de droits sur son œuvre : un droit moral et des droits patrimoniaux . Ils sont cessibles ou non, et deux exceptions majeures s’y appliquent.
Grâce au droit patrimonial, l’artiste-interprète peut autoriser ou interdire la fixation, la reproduction et la communication au public de ses prestations.
C’est ce droit qui est négocié avec le producteur en contrepartie d’une rémunération. L’artiste-interprète doit donc autoriser par écrit :
Ce droit est cessible à un tiers, et temporaire : au-delà d’une durée de 50 ans à compter du 1er janvier de l’année civile suivant celle de la première mise à disposition ou communication au public de l’interprétation, il tombe dans le domaine public et ne donne plus lieu à rémunération.
Grâce au droit moral, l’artiste-interprète a droit au respect :
Ce droit est inaliénable et imprescriptible, et se transmet aux héritiers.
Il existe deux exceptions au droit patrimonial pour les artistes-interprètes, ouvrant droit à rémunération : la rémunération équitable (pour la diffusion de phonogrammes du commerces par les diffuseurs) et la rémunération pour copie privée sonore et audiovisuelle (perceptions prélevées sur les supports vierges d’enregistrement).
D’autres exceptions sont également prévues par la loi : représentation privées et gratuites effectuées exclusivement dans le cercle familial, les analyses et courtes citations, revue de presse, discours dans le cadre de l’actualité, caricature humoristique, et actes nécessaires aux bases de données sous certaines conditions.
Ces licences légales représentent 94% des sommes gérées et redistribuées par l’Adami ; les 6 derniers pourcents proviennent de la gestion contractuelle :
Ces droits définis dans le cadre de la loi du 3 juillet 1985 sont régis par le Code de la propriété intellectuelle. C’est cette même loi qui consacre le principe de la gestion de ces licences légales par des sociétés de perception et de répartition, dont l’Adami fait partie, et qui ont le statut de sociétés civiles.
Grâce au suivi constant que l’Adami réalise auprès des diffuseurs et des artistes-interprètes, 38 millions d’euros ont été répartis à près de 45 000 artistes-interprètes en France et en Europe en 2007.